Cesar et son Bazar

L'aventure nous appelle à l'aurore de chaque matin.

31 mai 2007

Le bassin aux lotus...


JDP


quand je quitterai
ces yeux de chair, je désire voir
les lotus

*

de Tesshu, mort le 6 du 6ème mois de 1775,
à 52 ans.

"Japanese Death Poems"
p.327


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En direct de Tunis


Pour ne pas oublier
la semaine en compagnie de  Amel Hamdi Smaoui

dans le bazar du 9 au 14 avril.


Le_Renouveau



Renouveau_ha_ku__2




***


Bien avant l'aube
pour que son pain lève à temps -
grand-mère levée

***
in "D'encre et d'aquarelles"
Amel Hamdi Smaoui
Gui Bouliane editeur



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Une semaine avec Joseph Delteil : Présentation Philippe Quinta



De maison en maison :



Maison_natale_1



La Pradeilles à Villar en Val dans l'Aude : la maison natale de l'écrivain


    Delteil nait en réalité en pleine forêt, dans le refuge d'un bouscassier,  son propre père.


Chaque année, un festival de trois jours intitulé la grande Delteillerie est organisé à Villar en Val.
Je vous conseille de vous y rendre. Entre le parcours du sentier de Poésie, les animations musicales et les surprises de toutes sortes, vous avez de quoi vous enivrer.

L'oeuvre et l'univers du poète :

L_oeuvre_et_l_univers_2l

***

Voici la Maison d'enfance de DELTEIL :

_Maison_d_enfance_3l

Il y connait sans doute les moments les plus heureux de sa vie.

5 rue joseph DELTEIL - 11300 PIEUSSE
Ouverture tous les samedis de 15h à 18h de mai à octobre
ou sur rendez vous au 06 72 69 72 79

***

Maisonde_joseph_et_caroline_4


   Voici la maison où Joseph et Caroline passaient une partie de leur été.
Un lieu plus frais que la Tuilerie de Massane. Non loin de là, un magnifique torrent
et un peu plus loin le canal Paul Riquet.


***

   Voici pour finir la Tuilerie de Massane...une oasis dans le désert, disait Delteil.

Tuilerie_de_massane_5l

Le lieu est à l'abandon. Mais une promesse d'achat est faite par l'agglomération de Montpellier afin de réhabiliter les lieux.

Cuisine_6

 


***

"...La Delteilherie, c'est le domaine imaginaire de ma création, comme la Tuilerie de Massane est le domaine réel où je vis... Ah! La Tuilerie, je n'y suis pas né, mais je considère que c'est ma maison sur la terre. C'est celle où j'ai le plus souvent habité, celle où j'ai fait ma coquille, comme un escargot... "


J.Delteil (La Delteilherie )

***




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30 mai 2007

Clin d'oeil de Filip



courrier











Dans cette ambiance japonaise

Filip

le père des Béberts (voir le Bazar du 6 mai au 13 mai )

nous recommande :

"Chroniques de l'oiseau à ressort "
Murakami Hariki

ed Seuil




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Clin d'oeil du Japon ( 5 ) : Catherine Belkhodja



(suite)


Malheureusement, ces spécialités se consomment très fraîches et ne se conservent pas longtemps si on veut les déguster onctueuses ...

D'une façon générale, les pâtisseries ou sucreries sont toujours présentées de façon xtrêmement raffinée .
Le Japon est passé maître dans l'art de l'emballage.
C'est si joliment présenté qu'on hésite à défaire les paquets ....


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Dans un repas japonais , il y a rarement des desserts.
Tout juste quelques morceaux de fruits frais dans une coupelle.
Les gâteaux ou sucreries sont appréciés plutôt à l'heure du thé, ce qui est bien meilleur au point de vue diététique.

L'art du thé est d'ailleurs uns science à part entière avec plusieurs écoles ...

Mais revenons à nos petites filles et à leurs poupées en vitrine.

Actuellement, les choses sont un peu différentes et les petites japonaises jouent davantage avec leurs poupées qui très souvent prennent une allure occidentale.
La vague des Barbies n'a pas épargné le pays du Soleil levant et les petites filles adorent elles aussi maintenant habiller et déshabiller leurs nouvelles poupées.

Mais ces poupées traditionnelles japonaises sont indispensables pour cette fête des filles .

L'estrade peut être de 5 ou 7 marches selon les régions.

Sur la plus haute marche, il y a toujours l'empereur ( à gauche) et l'impératrice ( à droite)
Juste en dessous , se trouvent trois courtisanes.
En dessous se trouvent  5 musiciens
un tambour, un long tambour, un tambourin, un fifre , et un chanteur
sur la marche en dessous ou à coté, selon les régions
on trouve deux ministres , dont l'un à longue barbe, symbolise la sagesse.
En dessous, se trouvent les serviteurs.

En guise d'offrandes aux poupées, on dispose des petits gâteaux de riz en forme de losange
qui sont empilés les uns sur les autres par trois ou 5
les rouges/roses chassent les mauvais esprits , les blancs représentent la pureté,
et les verts la santé, du shira sake, un alcool de riz accompagne ces petits gâteaux qu'on déguste la fête terminée, sous la protection des poupées.

A l'origine , une ancienne coutume chinoise permettant de se décharger de ses péchés sur une poupée de papier qu'on déposait sur un cours d'eau.

Dans certaines régions, on continue à rassembler des poupées pour les mettre à l'eau.
Pour souper, on mange aussi des clovisses .

Cette fête est aussi appelée Momo ne sekku ( la saison des pêches)
et on décore les petits escaliers avec des fleurs de pêchers ou, si en trouve, des fleurs de cerisiers.

La chanson traditionnelle qui accompagne cette cérémonie peut se traduire ainsi :

Allumons les lanternes
Décorons les de fleurs de pêchers
Cinq musiciens jouent de la flûte et du tambour
Aujourd'hui c'est une joyeuse HinaMatsuri!


Même les hôtels maintenant exposent ces poupées :

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Exhibition "fête des filles dans les hôtels"



Une  prochaine fois, pour ne pas faire de jaloux, je parlerai de la fête des garçons !




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Je suis Dieu



    Il fait chaud et vaste. J'ai soif. Des vignes... des vignes... Je saute dans une vigne, je me couche sous une souche, le dos à terre. La terre est toute gluante de sèves toniques, de jus essentiels. Sa fraîcheur pectorale me pénètre dans la peau. Mon visage immergé dans les feuilles, submergé de raisins, succombe dans les délices. Les raisins sont des tétines. Allongé dans une posture suave, les mains à la couture du pantalon, les testicules sous une feuille de vignes, la bouche toute tendue au ciel, j'aspire la vie à grands coups. J'ai soif. Là, sur mes yeux, sur mes cheveux, dans mes oreilles les grappes pendent. Ce sont de lourdes grappes noires, à grains velus, des grappes muscates, ivres de sucs végétaux et d'ondes ultra-violettes. A moitié inconscient, avec un vague, un primaire mouvement des lèvres, je mange, j'avale. Les grains envahissent ma bouche. On dirait qu'ils tombent d'eux-mêmes, selon la loi de la pesanteur, dans mon estomac. Pendant des minutes et des minutes, immobile du front aux orteils, couché dans la simplicité des bêtes, sans un souffle ni un geste, je mange, j'avale. La souche gémit faiblement comme une vache qu'on trait ou comme une fille qu'on baise. Le feuillage écru joue au soleil et à l'ombre. Les grappes ruissellent sur mon visage. Pendant des minutes et des minutes, plongé dans une délectation de génie, dans une vaste joie animale semblable au néant, je mange, j'avale. Ma langue se coagule dans le vin de l'éther. Mon oesophage se bourre de grains de raisins à la queue leu leu. Mon estomac enfle sous sa cargaison. Lentement il s'établit une communication sans écluses entre l'âme de la planète et les globules de mon sang. Je suis parcelle au festin de l'immensité, je me fonds dans la matière unique, je m'incorpore à la constitution de l'univers. Je vois à l'horizon mon ventre grossir comme le mont Blanc. Les grappes noires dans les feuilles vertes tressaillent comme des pis. Pendant des minutes et des minutes, je mange, j'avale. Peu à peu une ivresse d'or me saisit. Je suis saoul. L'univers est saoul J'ai le vertige horizontal. L'horizon est une grappe de raisins. Un raisin est un éléphant. Mais l'univers est une souche . La souche grandit. Elle escalade le ciel avec quatre millions de rameaux. Je m'agite, tu t'agites, ils s'agitent. Des grives s'envolent de toutes part et tombent instantanément toutes rôties dans les plats de faïence et de porcelaine. Une mule galope dans un nuage au rythme de mon coeur. Des guêpes marquent le pas sur mon crâne, tandis que défile entre mes quatre-z-yeux un régiment de lézards rouges. Un clairon bat, un tambour sonne. Ma tête tourne entre les deux pôles.


JE SUIS saoul. JE SUIS poète. JE SUIS Dieu



Joseph Delteil
"CHOLERA" (Ed Grasset)
Pleine joie Ch XVIII





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Une semaine avec Joseph Delteil (Présentation : Philippe Quinta)


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« Il est évident que si je fais un effort
pour mener une vie simple  et basée sur le bien
ce n’est pas du tout pour les beaux yeux du  public
ni pour la chose en soi,
c’est pour atteindre ici-bas

la  totalité du bonheur. »

Joseph Delteil Reportage télévisé.



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29 mai 2007

Clin d'oeil du japon ( 4 ) : Catherine Belkhodja



Bientôt la fête des mères

(suite)


        Les petites filles japonaises sont entraînées depuis leur plus jeune âge à respecter les codes sociaux et à se fondre dans le groupe.
        Les costumes des écolières restent d'usage :  jupe et veste bleus marines et les célèbres chaussettes blanches .



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et ce, des le plus jeune âge :

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    Par la suite, les jeunes femmes aiment beaucoup s'habiller à l'occidentale
    Toutes les grandes marques internationales sont représentées et font un énorme chiffre d'affaires à Tokyo.
    Mais, surtout dans le Kansai, les femmes aiment aussi sortir en tenue traditionnelle.
    Et a Kyoto, il n'est pas rare de croiser des élégantes en kimono.



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    Ces élégantes sont même devenues le symbole d'une célèbre marque de pâtisserie
qui vend des spécialités qu'on ne peut trouver qu'a Tokyo : ce sont de délicieuses petites crêpes de riz coupées en triangle et qui sont garnies de pâte de haricot noir sucré :
    Délicieuses pour accompagner un thé au matcha .

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    Selon la couleur de la boîte, la garniture est différente.
    Maintenant on en trouve au thé vert, au matcha, à la fraise, et même au chocolat.
    Quand on commence à en goûter, on ne peut plus s'arrêter !

( à suivre )

Photos et texte :
Catherine Belkhodja
et Marco Polo Magazine

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Une semaine avec Joseph Delteil ( Présentation Philippe Quinta )





                Mon ami Jean-Paul Court
a recopié pour moi les aphorismes les plus truculents issus de "Alphabet":

« Il n’est pas besoin de moustaches pour escalader le ciel ».

« Le plaisir compte double quand il s’appuie sur quelque belle raison »

« Le crépuscule descend les escaliers du firmament ».

« La note du rossignol : quatre heures du matin à l’horloge des oiseaux. »

« La vérité ne passe la rampe qu’à son heure, lorsqu’elle est mûre- comme une tomate »

« Liberté et plaisir, les infaillibles jumeaux ».

« Voici monsieur le hérisson, fleuri comme un bouquet d’épine-vinette »

« L’ail et le vin sont le génie du soleil »

« La rosée, la rosée des aurores d’avril, la rosée avrillée en tenue d’épousée »

« La lumière, du vent en fleur. »

« Je n’aime pas beaucoup le pluriel, je suis singulier ».

« Il sera bien temps de nous faire des cheveux lorsque nous n’en aurons plus. »

« Un éclat de rire vaut une révolution »

« A l’origine du monde, il y a l’appétit »

« Tout homme a deux patries : la peau et puis l’esprit »

« L’homme est une flèche aux trousses d’un rêve »

"Quiconque n'aime pas oceaniquement sa mère est un monstre"

« Le cœur, c’est encore le plus haut point de vue de la terre »

« Vivre c’est faire un bouquet »

« Tous les rayons de soleil se sont endormis sur une meule de paille »

« J’écris comme on peint à Lascaux »

« Bah ! s’il faut un uniforme à la liberté, pourquoi pas à poil ! »

« J’écris par hyperbole, comme papa, et souvent du coq-à-l’âne »

« Il y a plus de baisers sur terre que d’étoiles dans le ciel »

« Sensibilité et sensualité sont les deux mamelles de l’âme »

« J’aime, voilà tout mon secret »

(Phrases et aphorismes extraits de « Alphabet »  Ed  Grasset )



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28 mai 2007

Marche des conteurs



      

 

Trente conteurs marchent ensemble pendant cinq jours...du 14 au 18 juin

        Entre Le Puy en Velay et Vassivière en Limousin, sur les pas des troubadours, avec leur parole d’amour, leur parole sociale pour tracer un chemin de eux à nous, de nous à vous.

         Nous nous sentons proches de ces gens qui tentèrent de bâtir par la parole créatrice un monde ouvert, un monde juste, un monde civilisé.

        En ces temps d’individualisme forcené, d’exclusion de l’autre ou les  seuls buts sont le confort et l’argent nous disons haut que la vie n’est pas là.

            Par notre parole contée, à midi et le soir, en échange uniquement  de l’hospitalité, dans les villages nous dirons notre volonté de participer à faire éclore une société digne de ce nom. Une société dans laquelle chacun mettra à disposition de tous ses capacités, l’équité de la communauté étant garante du bonheur de chacun.


     Le conte est au monde pour nous aider à être.
Pour ouvrir chacun d’entre nous à l’humanité véritable.

     Parole de troubadour :

Pèire Cardenal (traduit de la langue d’oc – 13ème siècle)

« Fausseté et démesure ont vaincu vérité et droiture
   trahison l’emporte sur l’amour
   mauvaiseté écrase valeur…

…l’usage est venu d’honorer le riche et de mépriser le pauvre
   et  fasse orgueil de bombance celui qui donne le moins
   qu’on fasse seigneur les grands trafiquants
  et qu’on élise le traître et destitue le juste »

               Marche aujourd'hui, marche demain
c'est en marchant que l'on fait du chemin....


Ils ont besoin de soutien :

Contact organisation :
Patric Rochedy : patric.rochedy@wanadoo.fr
04 71 74 30 15  /  06 70 04 16 53
Kamel Guennoun  / guennounkamel@yahoo.fr
06 79 89 32 16




             

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