09 avril 2007
Une semaine avec Amel Hamdi Smaoui : un haïku
Tournée générale-
à la terrasse du café
le jasmin embaume
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متع الجميع
في ساحة المقهى
يفوح الياسمين
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Photo et texte:
Amel Hamdi
La Goulette (11km de Tunis)
http://haikus.site.voila.fr/
http:/www./xanga.com/amel_hamdi_smaoui
P comme promenade
Ciel bleu, premier soleil chaud d’un printemps timide et l’envie d’une marche.
De la Goulette ma ville d’adoption à Carthage, du grand port moderne aux ports puniques de l’antiquité, mes pas m’ont souvent menée, prolongeant parfois ma promenade jusqu’au village mythique de Sidi Bou Saïd.
Enjamber des pans et des pans d’histoire en quelques heures : Que de rencontres muettes entre ce qui fut et ce qui est !
J’évite la grande avenue, je traverse le pont, certains pêcheurs ont déjà levé l’ancre et pris le large.
Barques matinales-
le chant des marins bredouilles
se meurt dans le soir
J‘emprunte les petites rues qui longent la mer.
Bougainvillées, hibiscus et jasmin débordent des grilles de jardins, des murailles gardiennes.
A peine ai-je dépassé Le Kram que je tombe sur le lac deSalammbô…La légende par Flaubert superbement racontée.A partir d’ici, c’est Carthage, les mosaïques portent le nom de rues : Hannibal, Amilcar, Hanon… sont à l’honneur.
Errer d’un quartier antique à un autre, d’un vestige à un autre, on ne se perd pas mais l’histoire nous happe.
Carthage et Rome sa rivale qui a fini par la détruire, sesont entendues pour nous laisser des traces de leurs civilisations, réparties entre rivages et hauteurs… Ports, maisons et cimetières puniques, amphithéâtre, villas romaines, thermes…
Mais le temps passe vite malgré le silence religieux qui règne sur les lieux.
Partir sans se retourner, tant de choses à voir encore…
Tout droit le village du soufi Sidi Bou Saïd, tout en hauteur. Avant même d’atteindre la colline, le village annonce ses couleurs :
Le bleu et le blanc-
le profane et le mystique
ainsi Sidi bou Saïd
Ici, juste marcher ou s’asseoir à la terrasse d’un café et laisser son regard se fondre dans l’azur de la mer, se heurter à la montagne de l’autre rive. S’abandonner à la magie de l’endroit : maisons, portes, ruelles, végétation luxuriante et visiter le marabout si le coeur vous en dit.
Photos et texte :
Amel Hamdi
10 avril 2007
Une semaine avec Amel Hamdi Smaoui :un haïku (2)
Heure de la sieste
derrière les fenêtres closes
des rires d'enfants
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ساعة القيلولة
وراء النوافذ الموصدة
ضحك الأطفال
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La Goulette (11km de Tunis)
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Au hasard des rencontres avec Amel...

Photo Amel Hamdi
C'est peut-être parce que j'ai
croisé sa statue en ce samedi après-midi en sortant de la Médina, faisant le
plein de photos que j'ai vu les choses sous cet angle-là :
Sur un piédestal
Ibn Khaldoun et son
livre-
sonne la cloche
Elevé ainsi, le père de la
sociologie qui prône dans son célèbre livre La Muqaddima : " l'homme est social
par nature ", aurait peut-être préféré à sa solitude, le bain de foule de
l'agitation quotidienne qui règne à ses pieds en ce point névralgique de la
ville de Tunis.
Ce n'est sûrement pas par hasard que l'on a érigé la statue
du cadi, l'homme érudit en sciences islamique à proximité de la cathédrale de
Tunis. Ce ne peut-être qu'un symbole de tolérance vis à vis de la croyance de
l'autre.
Maintes villes en Tunisie ont vu la cohabitaion de différentes
communautés. Forcément, les lieux de culte se cotoyaient, les rites se savaient,
se respectaient.
A La Goulette de l' époque, le maître mot était partage au
quotidien. D'une maison à l'autre, on s'échangeait les plats, les jours de
fêtes, on se félicitait. On parlait la langue de l'autre, en y mettant son
propre accent, n'ayant pas peur de la prononciation déformée parfois, cherchant
avant tout à se faire comprendre.
Lieu de villégiature par excellence, La
Goulette drainait chaque été la foule de ses habitués habitant Tunis
l'hiver.
Photo Amel Hamdi
La vie c'était dehors, plus dans la rue qu'à l'intérieur. Encore
aujourd'hui, les gens s'attablent devant chez eux en fin d'après-midi suivant
des yeux le spectacle de la rue, si différent à la belle saison.
Eté à la Goulette-
jusque sur les
trottoirs
les maisons débordent
Petit à petit, ces
communautés se sont dispersées, leurs enfants ont grandi, ont eu d'autres
horizons.
Les livres qui racontent cette période pas si lointaine, sont multiples, écrits par des tunisiens, des maltais, des français de confessions différentes, des italiens...On retrouve la même nostalgie, le même amour pour une ville où il fait bon vivre. Dans le même ordre d'esprit un film :"Un été à La Goulette" de Ferid Boughdir.
Amel Hamdi Smaoui
Photo du site "La Goulette : Un joli petit coin"
11 avril 2007
Une semaine avec Amel Hamdi Smaoui : un haïku (3)
A la porte du Dar
commence le voyage -
fouler les tapis rouges
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Amel Hamdi
La Goulette (11km de Tunis)
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Les doigts de Fatma avec Amel Hamdi
Ingrédients :
10 feuilles
de brik
3 pommes de terre
5 oeufs
Une boite de thon à l'huile (
250g)
Quelques feuilles de persil
50 g de gruyère rapé
Préparation:
Faire cuire les pommes de terre dans l'eau, les écraser en
purée.
Faire cuire 4 oeufs.
Couper le persil très fin.
Mélanger :
purée de pommes de terre, oeufs durs, persil, thon égoutté et gruyère
rapé.
Saler, poivrer à volonté puis lier le tout avec l'oeuf
restant.
Couper le feuilles de brik en deux.
Rabattre les bords de chacune
pour obtenir un rectangle long.
Sur chaque demi-feuille ainsi obtenue, mettre
un peu de farce et enrouler en forme de cigarette.
Plonger dans l'huile
très chaude mais en abaissant très vite le feu de façon à dorer les deux faces
sans les brûler et pour que la farce cuise suffisamment.
Une fois cuits,
éponger, servir chaud sur un lit de salade avec des tranches de citron.
On
peut tout aussi bien les faire cuire au four si on n'aime pas les fritures et
ceci pendant 30 minutes à peu près à four chaud en pensant à les retourner une
fois la première face dorée.
Il existe d'autres variantes de cette
recette :
Remplacer le thon par de la viande hachée qu'on fait revenir dans
un fait- tout avec un oignon émincé, du sel et du poivre.
Ou plus simple :
juste une crevette et un quartier d'oeuf dur dans la demi-feuille de brik :
préparation au goût très fin.
Textes et photos:
Amel Hamdi Smaoui
12 avril 2007
Une semaine avec Amel Hamdi Smaoui : un haïku (4)
*
Jeu d'ombre et de lumière-
sur les jarres en attente
une brise
marine
Photo et texte:
Amel Hamdi
La Goulette (11km de Tunis)
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D'encre et d'Aquarelles : Amel Hamdi Smaoui

*
Dans le silence
d'une solitude à deux-
le Tic Tac du temps
*
Il me fait plaisir de saluer la publication du présent recueil puisqu’il est un pas important, tant pour Amel Hamdi Smaoui dont c’est la première publication, que pour l’expansion du haïku. En effet, voici l’un des premiers recueils de haïkus de Tunisie ; il y a une dizaine d’années, alors que je compilais Haïku sans frontières, une anthologie mondiale (1998), je n’avais pu joindre aucun poète pratiquant le haïku sur le continent africain.
Amel Hamdi Smaoui a
découvert le haïku et ses grands maîtres en naviguant sur le Net, une
découverte qui s’est ultérieurement approfondie par la lecture
d’ouvrages sur papier. Ses premiers haïkus, elle les a publiés sur des
sites web. On peut avancer sans crainte que la vie poétique, sinon la
vie tout court, connaît un nouvel âge grâce à la technologie moderne.
André Duhaime
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"D'Encre et d'Aquarelles"
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Recueil de Haïkus de Amel Hamdi Smaoui
illustré par Marlen Guerin
Editeur : "Mille Poètes"
13 avril 2007
Une semaine avec Amel Hamdi Smaoui : Un haïku (5 )
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Marché du dimanche-
happés par le marchand de
fruits
nous repartons alourdis
* *
سوق يوم الأحد
يجذبنا بائع الفاكهة
نعود مثقلين
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Photo et texte:
Amel Hamdi Smaoui
La Goulette (11km de Tunis)
http://haikus.site.voila.fr/
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La poésie tunisienne avec Amel Hamdi Smaoui
La poésie en Tunisie est plus arabe que francophone.
Figure emblématique de la poésie tunisienne Abou el Kacem Chebbi (1909-1934)
restera longtemps dans les mémoires.
Poète de la modernité, à la fois romantique et révolté.
A son image, la nature amie est tantôt douce et sereine, source d'inspiration et tantôt déchaînée, insoumise.
Souvent, il interpelle son peuple pour qu'il se libère du joug des tyrans et vive digne.
Son poème le plus connu en est l'illustration.
Ecrit en arabe, les traductions proposées sont toujours approximatives rendant rarement la force de l'écrit original.
***
La volonté de vivre
Lorsque le peuple un jour veut la vie
Force est au destin de répondre
Aux ténèbres de se dissiper
Aux chaînes de se briser...
Souffle alors un vent violent dans les ravins,
Au sommet des montagnes et sous les arbres
Qui dit :
« Lorsque je tends vers un but
Je me fais porter par l’espoir
Oublie toute prudence
Je n’évite pas les chemins escarpés
Et n’appréhende pas la chute
Dans les flammes brûlantes.
Qui n’aime pas la montagne
Vivra éternellement au fond des vallées » ...
Abbou el Kacem Chebbi
Introduction : Amel Hamdi
Choix du poème et photo : Amel Hamdi

























