14 mai 2007
Une semaine avec Anna : un haïku (1)
derrière les roseaux
les rizières se remplissent
d'eau et d'oiseaux
Anna
entre le Gard et L'Allier
Haïku Nomade
Le balbuzard
Le balbuzard présente une série remarquable d'adaptations physiologiques à la pêche. Des glandes spéciales lui permettent de huiler son plumage pour une meilleure étanchéité. Ces pattes sont courtes et couvertes d'écailles pour mieux pénétrer dans l'eau. Il dispose de quatre longues serres (environ 4cm) opposables pour avoir une meilleure prise sur le dos glissant des poissons. Ses yeux proéminents et dépourvus d'arcade lui permettent un meilleur repérage de ses proies tandis que sa face inférieure claire le rend moins visible.
Le premier balbuzard que j'ai vu, je l'ai trouvé en marchant de longues heures sur les rives sauvages de l'Allier ... et je l'ai vu soudain, planer au dessus de la rivière et plonger pattes en avant , percuter l'eau d'une vitesse incroyable .... je n'avais jamais rien vu d'aussi beau ... j'en ai eu les larmes aux yeux ....
Dessin et texte :
Anna
15 mai 2007
Une semaine avec Anna : un haïku (2)
dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves
Anna
entre le Gard et L'Allier
Haïku Nomade
Les oiseaux et les haïku
bleu- vert
sur l'eau comme une torpille
le voir dans l'eau
Les oiseaux, une passion sans limite… leur voyage m’entraîne de plus
en plus loin, leur mystère, m’interpelle chaque jour davantage …les
vivre, les écouter, les observer des heures entières derrière ma
lunette sans ciller… .partir le soir …dormir près d’un étang ou d’une
rivière, attendre leur passage souvent pour rien, souvent pour le
plaisir d’être avec eux … les entendre et parfois ne pas pouvoir se
tourner pour les voir … juste écouter et surtout ne pas déranger …..
une contemplation renouvelée à chaque découverte
Les haïkus, le même
regard , la même intensité… pour moi, l’un ne va pas sans l’autre …
écrire est une migration continuelle de l’image à l’esprit , du présent
vers le futur …le haïku, un instantané , un tableau, un moment ..un
coup de pinceau en quelques syllabes , peu importe le nombre, pourvu
qu’il y en ait peu, je ne sais pas compter …et suis trop libre pour me
soumettre à une discipline … L’essentiel est que le tout s’équilibre
dans un graphisme à la hauteur de celui qui l'écrit , et le temps
s'arrête ...
Tant de haïkus
derrière moi, tant d’oiseaux aussi... et tout à découvrir ... la
connaissance est sans limite, le doute aussi...
Dessin et texte :
Anna
16 mai 2007
Une semaine avec Anna : un haïku (3)
ce sont des alouettes
lui dis-je
allongée dans
l'herbe
Anna
entre le Gard et L'Allier
Haïku Nomade
Le phragmite des joncs

***
le phragmite
toujours caché
l’entendre c’est presque le voir
***
Le phragmite des joncs se dissimule dans les épais fourrés, et roselières au bord des étangs... très discret il n'en est pas le moins connu des phragmites. On l'entend plus qu'on ne le voit. Migrateur total, il nous quitte en août -novembre pour la moitié sud de l'Afrique et revient en mai ...
***
Voler
On a coutume de dire « léger comme une plume », mais il vaudrait mieux dire , « léger comme un os d’oiseau » . L’ensemble des plumes d’un oiseau peut représenter de deux à trois fois le poids de son squelette.
Les plumes
Les rémiges primaires (les plumes des bords des ailes) sont émarginées et très écartées . Ces plumes caractéristiques des grands planeurs jouent le rôle des volets sur une aile d’avion , elles canalisent les turbulences et permettent à l’oiseau de se maintenir en équilibre . La portance est accentuée par la queue étalée .
Dessins et texte :
Anna
17 mai 2007
Une semaine avec Anna : un haïku (4)
la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe
Anna
entre le Gard et L'Allier
Haïku Nomade
Le goéland à bec cerclé
***
trois touches d'aquarelle
j'entends son cri
sur les vagues
***
Le goéland à bec cerclé est un migrateur rare en France ;
Il niche en Amérique du Nord ...
Comme beaucoup de laridés c'est un adepte
inconditionnel des décharges et des poubelles ...
il n'en reste pas moins un oiseau marin magnifique
au cri puissant et strident.
Migration
Les oiseaux parcourent des distances incroyables pour fuir les rigueurs de l’hiver , la sterne arctique entreprend une migration de 17000 km entre sa zone de nidification arctique et ses quartiers d’hiver antarctiques , on a vu le cygne chanteur migrer à une altitude de plus de 8000 m et des oiseaux aussi petits que les fringilles (verdier, tarin, pinson,etc. sont des fringilles ) parcourir 600 km par jour . de jour comme de nuit , ils migrent en utilisant leur horloge interne …position du soleil, étoiles et même champ magnétique terrestre .
Dessins et texte :
Anna
18 mai 2007
Une semaine avec Anna : un haïku (5)
un vol d'oiseaux
dans chaque plume
ma passion
Anna
entre le Gard et L'Allier
Haïku Nomade
Avec Anna : portrait chinois
si j'étais un pays: celui du bout du bout du monde
si j'étais une fleur: la plus discrète
si j'étais un proverbe: celui qu'on oublie le plus vite
si j'étais une passion: celle qui m'arrête là où je l'attends la moins
si j'étais une devinette: une question sans réponse ... j'aime les points d'interrogation
si j'étais un animal préhistorique: le plus petit d'entre eux ... c'est plus prudent
si j'étais une voiture: aucune .. j'aime aller à pied
si j'étais un sport: rêvasser dans les herbes hautes ... mais ce n'est pas un sport ..
tant pis je l'invente
si j'étais une couleur: celle du vent chaud
si j'étais un silence:le bruit de la nuit
si j'étais une fée: la seule qui vole vraiment
si j'étais un instrument de la musique: la voixsi j'étais un outil: les mains
si j'étais un oiseau : un albatros ...
il ne se pose que tous les trois, quatre ans sur la terre..
seul le vent le porte ...
Dessins et texte :
Anna













