22 avril 2007
Daniel Py et Richard Brautigan
Pour terminer mon tour de piste autour de ma semaine bazardeuse, j'aimerais
revenir par un clin d'oeil de Richard Brautigan, oui, vous savez, le
"hippie" américain de la beat generation (: Retombées de sombrero, Le
monstre des Hawkline, Un privé à Babylone, Willard et ses trophées de
bowling, ... en français, tous, chez 10/18 de Christian Bourgois) qui
écrivit également son " Journal Japonais ".
Dans celui-ci, évidemment est
évoqué le haïku, et je vous le donne en mille,
devinez ! :
" Japon
moins grenouilles "
" Je feuillette au hasard
mon dictionnaire
anglais-japonais
impossible de trouver le mot grenouille.
Il n'y est
pas.
Dois-je en conclure qu'il n'y a pas de grenouilles au Japon ?
"
Tokyo
Le 4 juin 1976
Richard
Brautigan
°°°°
Bien à vous donc,
en haïku
- et ailleurs !
-
et à bientôt !
Paris XVII
Daniel PY
20 avril 2007
Daniel Py et Paul de Maricourt
Lors de notre dernière séance du kukaï.paris, au bistrot d'Eustache
(= http://kukai.paris.free.fr chez www.bistrot-eustache.fr !),
Paul de
Maricourt nous a présenté - et distribué - son premier (et dernier en date)
recueil de haïkus intitulé : À l'oreille du rêveur - Haïkus et aquarelles.
(Certaines de ces dernières fort belles, à l'instar du croissant de lune qui
pare la page 23, en regard du haïku :
Stupeur au bivouac -
Braquée sur
notre camp
La lune énorme
(p.22). Il s'agit de haïkus rapportés d'un
voyage en Égypte, du Désert Blanc au Caire. Et qui valent franchement le
détour :
Un chamelier
Fixant le ciel plombé -
Sa dent en or
Si cela
vous dit (comme cela me parla, personnellement), voici l'info :
" Mon
premier recueil de haïkus est en vente ! Lien ci-contre :
www.mobidesign.net/pauldemaricourt
Bonne
découverte, bon dépaysement !
Paris XVII
Daniel PY
Une semaine avec Daniel Py : un haïku (5)
*
***
*****
Paris XVII
Daniel Py
19 avril 2007
Daniel Py et Serge Tomé
*
***
Daniel py a écrit à Serge Tomé:
Me permets-tu d'utiliser ton haïku
(paru sur
haïku-fr vers février 2005, environ mess. 11050 ?) :
" neige
immaculée...
marcher jusqu'à la pelouse
où est mon père "
avec ce
commentaire :
" Un haïku que je trouve très beau, très émouvant, qui
fait
résonner en moi ses ondes profondes...
À ce propos : Je préférerai
toujours le haïku de coeur au haïku
de tête. Et ceci, plus ou moins adapté
d'une phrase de Santoka, si
ma mémoire ne me trahit pas trop : Le haïku c'est
ce qui provient
du coeur. Le haïku, c'est ce qui est au coeur. (: Je
brode).
Essentiel. "
?
- oui. C'est du vécu. Comme à chaque
fois.
Serge
*
Voilà, rien à rajouter. Sauf merci (à Serge) ! et
bonne journée à tou(te)s !
Paris XVII
Daniel PY
Une semaine avec Daniel Py :haïku (4)
**
*
Pour le bazar de Cesar, ce matin, j'ai envie de vous faire partager
ces
9 D'ÉCRITS DU MATIN :
( mercredi 18 avril )
*
1) Kyôka (?) :
Les
guillemets sont
les pincettes entre lesquelles
on prend des mots
douteux
tels, parfois, " haïkus ".
*
2)
(Pour Marcel
Peltier) :
Printemps
Les
taupes
bossent
*
3)
Raréfaction.
:
termit-ières
termit-aujourd'hui
ermite demain
et
mite ° ensuite ?
*
° : où l'on retrouve cette (fameuse ?) mite :
"
le haïku, cette mite qui me ronge " ! (dp)
*
4)
Le fabuleux La
Fontaine !
*
5)
Le haïku, s'il veut être riche (/ lourd de
sens), doit actionner les mots
aux niveaux les plus nombreux
possibles;
polysémier, si l'on veut - tout en restant poli ! -
...
*
6)
Mettre les rieurs de son côté
et les pas-rieurs à
la trappe,
père Ubu !
*
7)
Saperli-Popeye (°)
(° = to
pop an eye )
= Le Marquis de SortOeil
et la Marquise de
Vingt-Oeil
aux régates de Véth-Oeil.
*
8)
Le "haïku" peut-il
être le point d'aboutissement d'une réflexion, d'une
écriture, qui tout à
coup se concrétise, se condense, se ramasse en ce petit
caillou de mots
-
qui frappe(rait), lancé ?
*
9)
et pour terminer, ce proverbe du
jour :
" Qui mélange, met la bête. "
Bien à vous,
Paris XVII
Daniel Py
18 avril 2007
Daniel Py et Shokan Tadashi Kondo
**
*
Lors du Festival de Haïku Français,
à l'Association culturelle franco-japonaise de Tenri, sam.18/11/2006,
Shokan Tadashi Kondo, invité d'Honneur de l'AFH, a présenté un exposé sur
" Les styles du haïku japonais et francophone ",
qu'on peut lire dans Gong n° 14 (janvier 2007).
Parmi les discussions et commentaires qui entourèrent sa prestation,
cet ajout, peut-être pas inutile, ici :
à propos du "rhème", auquel appartient (dans toutes les langues) le haïku,
celui-ci se situe au niveau de la formation des mots. Le haïku est la
rencontre entre la sensation et le mot. Le langage que le haïku emploie est
donc un langage élémentaire ( "basic" ), générique, mais là où les noms sont
inportants, ils doivent être utilisés
(ex : tilleul ou chêne, à la place du générique "arbre").
S.T. Kondo conseille également à la poésie européenne ( au haïku européen)
de trouver les mots qui suscitent l'émotion, le pouvoir de l'émotion. Et de
ne pas utiliser la forme 5/7/5, qui ne correspond pas à la prosodie des
langues occidentales.
Bien à vous.
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*
Daniel Py
Paris XVII (725 km de Lunel)
Une semaine avec Daniel Py : un haïku (3)
***
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*
Daniel Py
Paris XVII (725 km de Lunel)
17 avril 2007
Daniel Py et Eric Dessert
Et ceci, tiré ce matin (en feuilletant pour déplacer mon casier AFH-Gong)
d'un article paru dans le numéro n° 2978 du Télérama du 7/2/07 (1), page 44,
sous la rubrique ARTS - critiques - " Gris et chuchotements ", à propos
d'une exposition de photos d'Éric Dessert dans une galerie lyonnaise, en
février-mars dernier. M'attira tout de suite l'oeil, ce cliché d'un paysage
"rapporté de la province chinoise de Guizhou" tel que la peinture chinoise
(traditionnelle ?) aurait pu le représenter. Je ne vous en dis pas plus au
sujet de cette photo, mais cela m'a incité, naturellement, à lire l'article
suivant. Il y est dit :
" Éric Dessert recherche le dépouillement.
Ce Lyonnais de 49 ans (...) a
cette fois trimbalé sa chambre en bois sur
trépied () dans la province de
Guizhou, dans le sud de la Chine. () E.D. ne
s'intéresse qu'aux derniers
îlots de notre planète où se perpétuent des
traditions paysannes séculaires
qui ont façonné le paysage dans l'harmonie
et la parcimonie. "
Et plus loin :
" L'art d'Éric Dessert est une forme
d'ascèse. "
ou encore :
" Ses photos ressemblent à des chuchotements,
elles obligent à tendre
l'oreille, à se concentrer, à sortir du brouhaha et
à entrer dans un monde
serein, silencieux, sans peurs, concentré et épuré à
l'extrême. "
et enfin :
" On n'y apprend rien. Sinon l'affirmation
tranquille d'un photographe qui
assure que la paix intérieure passe par le
dépouillement. "
Signé : Luc Desbenoit.
Il va sans dire que je suis
séduit.
Éric Dessert a fait publier aux éditions Lieux Dits : Les
Premiers Bruits du
soleil, Images du Japon (24 images du Japon d'Éric
Dessert).
Cette reproduction - en noir et blanc - du paysage (en haut à
gauche de la
page 44) ne va donc pas tarder à rejoindre le mur d'en face, au
dessus de
mon ordi, où je peux lire - parmi les dizaines de petits papiers
qui y sont
accrochés - , et sans que ça n'ait rien à voir ici, cette
citation de
Christophe Lambert (acteur) : " Rien ne peut vous détruire sauf
vous-même ".
(1)- où, incidemment, sous la rubrique " Tendance " on
peut lire, p.16, " La
mode du Haïku " (: ! -- à quand le haïku dans la
rubrique " People " ? --)
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Daniel Py
Paris XVII (725 km de Lunel)
Une semaine avec Daniel Py : un haïku (2)
Daniel Py
Paris XVII (725 km de Lunel)
16 avril 2007
Daniel et Bashô
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Je suis heureux de commencer cette semaine en votre compagnie.
Je vais ainsi pouvoir étaler ma plume; la tremper dans l'oeil du haïku du
paon, Dupont majestueux Honoré.
Quoi de mieux que d'ouvrir cet éphéméride avec Bashô, le Saint Pierre du haïkaï ! :
" De quel arbre en fleur
je ne sais
mais quel parfum ! "
qui, tout en reconnaissant les limites de son savoir, de son langage, est
capable de ressentir, s'extasier, rendre grâces pour quelques unes des
beautés, des bontés reçues de l'existence .
Daniel Py
Paris XVII










