15 juillet 2008
Le goût de Tunis

Trois regards suffisent-ils pour tout dire ?
Le goût de Tunis

Et l'auditoire, déçu, excédé, marmonne le vieux proverbe tunisois :
"Encore une nuit perdue à accorder le luth..."
TUNIS
naguère et aujourd'hui
Sud Editions- Tunis
Etre là
avant le train
elle évite de mettre les doigts
dans la bouillabaisse
J.Claude
14 juillet 2008
Le baron Erlanger
-Maison du baron Erlanger-
toutes les fenêtres donnent
sur la mer
J.C
Le Baron Rodolphe d’Erlanger,
né le 7 juin 1872 à Boulogne, dans une famille de riches banquiers,
passe les vingt dernières années de sa vie à Sidi Bou Saïd . D’Erlanger fait construire à Sidi Bou Saïd un
palais selon les normes de l’architecture andalouse – avec notamment
la participation d’ouvriers marocains- et il appelle son palais Ennejma
Ezzohra : "l’Etoile de Vénus". Dans ce lieu prestigieux, d’Erlanger
s’adonne à la peinture ( précisément, en tant que portraitiste
orientaliste ), s’entoure de musiciens de l’époque, d’origines
diverses, s’initie à la cithare sur table ( le qanoûn ) ; il
s’intéresse également aux traités musicaux arabes du Moyen-Âge et
finit par entamer son projet colossale qui prévoit, entre autres, la
traduction de ces traités en français, la collecte et la transcription
des répertoires musicaux de son époque ; ses travaux et son intérêt
pour la musique sont d’une importance telle que Farouk, le roi égyptien
de l’époque, le charge de la préparation du Ier Congrès de la musique
arabe, qui se tient du 28 mars au 3 avril 1932. D’Erlanger y travaille
avec l’aide de musiciens tunisiens et proche-orientaux, ainsi que du
Baron, arabisant, Carra De Vaux. Malheureusement, sa santé ne lui permet
pas de se rendre au Caire pour participer au Congrès et décède le 29
octobre de la même année. ( Portrait d'un baron français )
Le baron Erlanger est à l'origine
d'un décret établissant et fixant les normes esthétiques propres
au village de Sidi Bou Saïd.
Le bleu contre les moustiques
le blanc pour le soleil
les bougainvillées pour l'exubérance.
13 juillet 2008
Etre là
Alternant leurs chants
le coq et le Muezzin-
le week-end...souvenirs,
souvenirs
Amel Hamdi
12 juillet 2008
La recette du café turc
Pour l'ami hollandais
et tous les autres ami(e)s du bazar :
Le café turc du matin :
C'est très très simple,
remplir la zézoua ( voir photo ) d'eau bouillante...
un peu en-dessous du bord
mettre sur feu doux...
tout en la tenant par le manche :
(tenir toujours ainsi jusqu'à la fin de la préparation)
ajouter à l'ébullition :
2 morceaux de sucre,
2 cuillères à café bien pleines du café turc
remettre sur le feu...laisser monter un peu
retirer du feu, laisser monter, retirer...
répéter 3 fois
verser doucement dans la tasse
Pour conserver la mousse obtenue
laisser reposer une minute avant de boire.
Si vous avez de l'eau de fleur d'oranger
vous pouvez en ajouter 3 gouttes.
de la part de Amel Hamdi
Yves Klein annonce "l'époque bleue"
En 1957à Paris,
Yves Klein appose son Timbre bleu
sur la carte de visite de l'exposition.
Le bleu fête son apothéose...
Etre là
Me voilà
là où le bleu de la mer
est sans limite
Santoka
*
Sidi bou Saïd : photo J.C C
Matisse : Nu bleu II 1952
Sidi bou Saïd : photo J.C C
*
par la
petite fenêtre
on voit un peu
la mer
Hosaï
Etre là
écouter
les chants des marchands
de la rue
dans la "la Presse de Tunisie", la dernière semaine de juin
Tunis : le matin, dans une rue de Den-Den
A travers le silence
Apparent du cosmos
Montent vers celui
Qui les écoute
Des milliards de chants
Qui finissent
Par trouver en lui
Un point de convergence.
Guillevic "le chant" Poésie/Gallimard
Il était une fois La Goulette

Un été à La Goulette (حلق الوادي)
est un film franco-tunisien réalisé en1996 par Ferid Boughedir
avec Moustapha Adouani, Michel Boujenah
et la participation de Claudia Cardinale dans son propre rôle.
***
« Comment pour moi, arabe et musulman vivant en terre d'islam,
parler le plus justement possible de l'amitié et de la tolérance vécue entre Juifs et Arabes,
entre musulmans et catholiques en Tunisie,
à l'heure où dans le monde on s’entre-tue pour sa religion
et où l'intégrisme voudrait imposer partout une pensée unique ?
Comment dire la sensualité quotidienne de ma société
qui a toujours réussi à placer la vie au-dessus de tous les dogmes ?
En parlant de ces choses simples que j'ai vécues... à La Goulette. »
Ferid Boughedir
Louis Morice précise, dans Le Nouvel Observateur du 7 octobre 1999 :
« Boughedir, nostalgique de ces temps de tolérance,
ne se laisse pas aller à l'amertume ou à la tristesse.
Impossible d'ailleurs sur une plage
où les mères crient à leurs enfants : Si tu te noies, je te tue ! »











