Cesar et son Bazar

L'aventure nous appelle à l'aurore de chaque matin.

27 juin 2009

Hommage

Alors un livre s'est ouvert à la bonne page.
Comme souvent.
Voilà ce qu'il m'a été donné de lire.

Un jeune élève interroge le maître :


- Rabbi, autrefois il est dit que les prophètes
parlaient à Dieu face à face, de visage à visage.
Pourquoi cela ne se produit-il plus ?

-Parce que les hommes , mon fils, ne s'inclinent plus assez bas.

lu dans :
"N'oublie pas les chevaux écumants du passé."
Albin Michel
Christiane Singer


2

La vague s'incline
Et l'océan se dresse,
Et l'océan secoue les vagues.


L'océan joue au calme et à la tempête,
L'océan joue à éclabousser les vagues.
Ce n'est pas la vague qui sert,
C'est l'océan qui joue.


 
Yvan Amar
"Les nourritures silencieuses"
les Editions du Relié.


Posté par Fourques à 07:19 - LE JARDIN EN HIVER - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,


20 juin 2009

Christiane Singer ( 1943 / 2007 )


3_copier



Je ne crois pas grand chose.
Je ne crois même en vérité qu'une seule chose.
Mais cette certitude a coulé partout, a tout imbibé.
Pas un fil de l'existence n'est resté sec.
Elle tient en deux mots: la vie est sacrée.

CSles_chevaux_copier

"N'oublie pas les chevaux écumants du passé"
Albin Michel

Christiane Singer


Posté par Fourques à 05:30 - LE JARDIN EN HIVER - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

07 juin 2009

Christiane Singer ( 1943 / 2007 )


CS_copier

  Les priorités de notre société industrielle avancée ( au sens hélas que prend ce terme dans l'expression "putréfaction avancée" ) sont pathogènes. La comptabilisation de toute valeur, l'âpreté au gain, une compétitivité qui prend l'expression d'une guerre larvée entre les hommes, les entreprises et les États déterminent la norme quotidienne. Les vieux réseaux de solidarité qui éclairent l'histoire de l'humanité, le couple, la famille, le clan, la communauté professionnelle, volent en éclats.

L'individu libéré de tout lien, de toute relation familiale, amicale et sociale qui constituent une identité, erre, morcelé, harcelé par tant d'invites désordonnées, proie facile de toutes les iniquités et de toutes les insignifiances. Expulsé d'un tissu vivant de reliances, il zappe sa vie d'une excitation à une autre et a recours a des succédanés de plus en plus torves. En rompant les liens durables qui l'humanisent, il glisse vers une cruelle anesthésie du coeur.

Ou_cours_tu_copier

"Ou cours-tu ne vois-tu pas que le ciel est en toi ?"
Albin Michel

Christiane Singer


Posté par Fourques à 06:57 - LE JARDIN EN HIVER - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

04 juin 2009

Christiane Singer ( 1943 / 2007 )



CS_copier


Sans cesse au cœur cette attente lancinante, je titube d'une déception à l'autre.

Jusqu'à ce qu'un cri me soit arraché :

"Ce monde de lumière dont j'ai rêvé n'est-t-il donc nulle part ??
Partout j'ai cherché des compagnons de route,
ces êtres de lumière,
je n'ai trouvé plus ou moins que des névrosés semblables à moi...
Où est cet être debout
Où sont-ils
A quel signe les reconnaîtrai-je ?"

Si je décris dans mon cœur l'un après l'autre ces signes infaillibles,
voilà que je commence d'esquiver une réalité,
de consteller un champ.
Et soudain la voix à mon oreille :

"Et qu'attends-tu pour devenir celui que tu attends?"

 

Silence des galaxies..
et voilà tout devient en moi silence.
La folie du défi me rend muet.

*

Ou_cours_tu_copier


"Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?"
Ed Albin Michel

Christiane Singer



Posté par Fourques à 00:10 - LE JARDIN EN HIVER - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1