03 juillet 2009
Hommage à Yvan : Anne-Marie Raybaut

Les arbres impossibles ( Le lac 11.08 )
Hommage à Yvan qui permet
de passer le pas infranchissable et de dessiner
les arbres indessinables.
Peuplier et saules sur fond de chênes ( le lac 11.08 )
Anne-Marie Raybaut
La confiance est l'inclination naturelle de l'âme.
Yvan Amar
"Les nourritures silencieuses"
les Editions du Relié.
02 juillet 2009
Hommage avec Gangaji
Dans un cœur si grand ouvert
nous ne pouvons pas nous perdre.
Merci Yvan
de nous avoir accueilli.
Merci Gangaji
Merci Shandora pour partager ta quête : http://audeladelillusion.over-blog.com/ entre autres avec Gangaji et Burt Harding
***.
Ne va pas à la rencontre de l'Aimé
Laisse-le grandir dans ta façon de marcher,
Ta façon de manger,
Ta façon de parler.
Il ne veut pas être vu,
Il veut être Ta vision.
Il ne veut pas être entendu,
Il veut être Ton audition
Yvan Amar
"Les nourritures silencieuses"
les Editions du Relié.
01 juillet 2009
Hommage
Le secret de mon Bien-Aimé je ne puis le dévoiler
Sous un rocher je l'enfouirai
Sur lui je ferai fondre trois quintaux de plomb
Sa clé sera détenue par des oiseaux errants
Ce secret a un sourcil dessiné à la plume
Dont l'œil est l'encrier
Mohamed Kacimi
BOUQALA
"Chants des femmes d'Alger"
Editions Thierry Magnier
Caché et partout présent
Le Maître l'enseigne en le taisant.
Le disciple pratique dans le secret,
Dans l'ignorance Cela est révélé.
Yvan Amar
"Les nourritures silencieuses"
les Editions du Relié.
29 juin 2009
Hommage à Yvan : Hélène Ledez
Dieu est caché
Dans l'acte
Qui cherche à se saisir de Lui,
Tout comme il est caché
Dans l'acte
Qui cherche à s'éloigner de Lui.
Yvan Amar
"Les nourritures silencieuses"
les Editions du Relié.
28 juin 2009
Hommage à Yvan : Hervé Quidet
*
Hommage à Homme
Sage
qu'est Yvan
qui est toujours Vivant
qui est le Vivant, V'Yvan !
Merci l'Ami
d'avoir ouvert tous les coeurs
tout grand
pour qu'y entre tout l'univers !
Hervé Quidet
Je chante l'islam, je chante l'hindouisme,
Les traditions juives et chrétiennes,
Je chante l'instant.
Celui qui sait ne parle pas,
Il chante
Parce qu'on ne peut pas parler de ça,
Mais ça parle.
Et quand ça parle
ça chante
ça poétise,
ça poétise,
ça danse
ça réveille,
ça remue
ça balance
Yvan Amar
"Les nourritures silencieuses"
les Editions du Relié.
27 juin 2009
Hommage
Alors un livre s'est ouvert à la bonne page.
Comme souvent.
Voilà ce qu'il m'a été donné de lire.
Un jeune élève interroge le maître :
- Rabbi, autrefois il est dit que les prophètes
parlaient à Dieu face à face, de visage à visage.
Pourquoi cela ne se produit-il plus ?
-Parce que les hommes , mon fils, ne s'inclinent plus assez bas.
lu dans :
"N'oublie pas les chevaux écumants du passé."
Albin Michel
Christiane Singer
La vague s'incline
Et l'océan se dresse,
Et l'océan secoue les vagues.
L'océan joue au calme et à la tempête,
L'océan joue à éclabousser les vagues.
Ce n'est pas la vague qui sert,
C'est l'océan qui joue.
Yvan Amar
"Les nourritures silencieuses"
les Editions du Relié.
26 juin 2009
Hommage

La foi n'est pas l'assurance de trouver le bonheur
ou la libération dans le futur.
Elle est l'abandon de toutes nos conceptions
et de nos croyances sur la vie...
nous marchons dans le vide,
nous évoluons dans le "je ne sais pas"
"La présence intégrale"
Ed L'Originel
Sébastien Fargue
***
25 juin 2009
Hommage à Yvan : François-Régis Bourquin
ÊTRE
Il n’y a rien à faire,
Simplement laisser traverser en nos
veines…
Il n’y a rien à faire, ni se cacher, ni se
prévaloir,
Simplement rester là et être…
Il n’y a rien à faire,
simplement respirer et ressentir,
Simplement laisser s’ouvrir, simplement
laisser rire,
Simplement laisser vivre…
Il n’y a rien à faire,
simplement être soi, ainsi,
A la vie…
Les ailes du désirs ne seront
jamais figées,
Les grandes voiles des rêves
Resteront toujours
hissées…
Rien ne sera brisé
Car il n’y à rien d’autre à faire
qu’Aimer…
Marie dit à Joseph : amour, mon amour,
Notre vie est aux
cieux et les cieux sont ici…
Il n’y a rien d’autre à faire
Car nul ne
peut fuir devant LUI,
Simplement rester là, être là pour
LUI…
François-Régis Bourquin
24 juin 2009
Yvan Amar (1950 / 1999 )
La croyance actuelle en la forme amène à croire qu’elle a un pouvoir sur le fond ou qu’elle peut être, ou non, l’opportunité de révéler le fond. C’est une grande croyance de notre temps qui fait que l’on donne toujours la priorité à la forme. Cela s’appelle avoir une "représentation du monde", qui peut effectivement être positive ou négative. Or, en vérité, c’est la qualité de mon regard qui est prioritaire sur la forme et, j’irai plus loin, la qualité de ce regard-là, indépendant de la forme regardée, va me donner une attitude juste pour pouvoir agir sur la nature de cette forme. C’est cela, la "vision", et cette vision n’est ni positive ni négative ; elle est action.
Disons que dans la course folle à la santé du monde, je suggérerais qu’on vive aujourd’hui un peu plus consciemment "sa" maladie. En effet, plutôt que de constamment poursuivre une santé utopique, il serait bon de vivre consciemment la maladie telle qu’elle existe. À nouveau, regarder le fond et non la forme. Je contribue à la maladie du monde quand je la vis et que je projette moi-même sa santé utopique. De même, plein de gens courent après l’éveil, mais il en est peu qui sont intéressés à vivre l’ignorance consciente.
En fait, qu’est-ce qu’un éveillé sinon un ignorant conscient ? Alors qu’il y a tellement d’éveillés inconscients dans le monde !
Yvan Amar
Source : Nouvelle Clés
23 juin 2009
Hommage à Yvan : Jean-Pierre Brouillaud
Hommage et gratitude au Regard de mon regard mort.
Ami Yvan,
ils disent que tu es mort le 18 juin 1999,
à nous de
réaliser que les fossoyeurs n'enterrent que le faux-soi !
En tout
cas toi, Homme-miroir,
tu as révélé qu'en moi, il y avait les possibles
d'un enfant,
qu'à l'époque de nos fréquentations,
je refusai en me
cramponnant à la peur.
Je suis devenu père,
et chaque jour
que Dieu donne,
Je découvre, parfois en grinçant,
que Leïla,
volcan de presque 14 ans,
a toujours été en moi,
même aux temps où
tu me «poussais» en riant
vers l'abime de la paternité qui m'effrayait
tant.
J'ai envie de t'offrir Yvan
la photo, sans doute de
guingois,
que, bien qu'aveugle du dehors,
j'ai prise récemment
dans un lagon de l'océan Indien ;
photo de celle qui m'a fait devenir
père,
aller là où je prétendais ne surtout pas vouloir aller
!
Tout est en nous,
Je suis en
Toi.
Jean-Pierre Brouillaud.
22 juin 2009
Hommage à Yvan : Jenny Cahen

Séparer vos vies en différents étages
meurtrit vos cœurs
Unifiez-vous
Soyez un en vous-même
et fêtez-le Celui qui vous attend pour se révéler
Cessez de vous plaindre,
cessez d'essayer,
il est temps de plonger tout habillés dans l’immensité d’être
et de cueillir les fruits de ce paradis
qui n'autorise ni le doute, ni l'hésitation
Confier sa vie à Celui qui nous l'a confiée,
quoi de plus naturel
Cessez de résister et de vous excuser
Prenez tous les grains de sable que vos mains peuvent contenir
et offrez-les avec toute votre âme à la vie
qui exige votre totale adhésion
Cessez de regarder en arrière
ou à droite ou à gauche,
regardez en vous-même,
regardez cette lumière et diffusez-là,
maintenant
Jenny Cahen
Sur la tombe d’Yvan, en Mai 2009
21 juin 2009
Denis Marie
Les transitions symboliques.
Nous pensons aller et venir, entrer et sortir, commencer et nous arrêter…
pourtant, c’est uniquement dans notre tête,
sur un plan symbolique et conceptuel
que tous ces changements se produisent.
En réalité, nous demeurons dans l’espace
primordial,
sans début ni fin, sans porte ni frontière, sans passage vers un
quelconque ailleurs.
Denis Marie
http://www.eveilordinaire.denismarie.net/
Photo : Denis Marie
Il était une fois un jeune poisson très déterminé qui décide de partir en
quête de la mer .
Il nage le poisson, il nage.
Partout autour de lui , il
n’hésite pas à demander : « Je veux voir la mer, avez-vous vu la mer ???»
A-t-il seulement entendu la vieille pieuvre lui répondre :
" Ne sois pas déçu jeune poisson! Elle t’enveloppe en cet instant. Sens sa
voluptueuse caresse le long de ton corps fusiforme, de tes ouies, de tes
branchies, a chaque battement de tes nageoires, a chaque battement de tes
barbillons…"
Il nage le jeune poisson avec beaucoup de détermination, il nage...


***
20 juin 2009
Christiane Singer ( 1943 / 2007 )

Je ne crois pas grand chose.
Je ne crois même en vérité qu'une seule chose.
Mais cette certitude a coulé partout, a tout imbibé.
Pas un fil de l'existence n'est resté sec.
Elle tient en deux mots: la vie est sacrée.
"N'oublie pas les chevaux écumants du passé"
Albin Michel
Christiane Singer
19 juin 2009
Henri Michaud ( 1899 / 1984 )
Clown
Un jour.
Un jour, bientôt
peut-être.
Un jour j'arracherai
l'ancre qui tient mon navire loin des mers.
Avec la sorte de
courage qu'il faut pour être rien et rien que rien,
je lâcherai ce qui
paraissait m'être indissolublement proche.
Je le trancherai, je
le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
D'un coup dégorgeant
ma misérable pudeur,
mes misérables combinaisons et enchaînements "de fil
en aiguille".
Vidé de l'abcès
d'être quelqu'un, je boirai à nouveau l'espace nourricier.
À coups de ridicules,
de déchéances (qu'est-ce que la déchéance?),
par éclatement, par vide, par une
totale dissipation-dérision-purgation,
j'expulserai de moi la forme qu'on
croyait si bien attachée,
composée, coordonnée, assortie à mon entourage et à
mes semblables,
si dignes, si dignes, mes semblables.
Réduit à une humilité
de catastrophe,
à un nivellement parfait comme après une intense trouille.
Ramené au-dessous de
toute mesure à mon rang réel,
au rang infime que je ne sais quelle
idée-ambition m'avait fait déserter.
Anéanti quant à la
hauteur, quant à l'estime.
Perdu en un endroit
lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.
CLOWN,
abattant dans
la risée, dans le grotesque, dans l'esclaffement,
le sens que contre toute
lumière je m'étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans
l'infini-esprit sous-jacent ouvert à tous,
Ouvert moi-même à une
nouvelle et incroyable rosée
à force d'être nul
et ras...
et risible...
HENRI MICHAUX
Peintures
(1939)
18 juin 2009
Yolande
Voilà.
Donner tout son
coeur à la vie telle qu'elle est...
Et ce grand coeur qui bat éternellement viendra nous
saisir.
Là, on ne pourra qu'apprendre, on ne pourra que découvrir
chaque instant,
à chaque instant. Parce que c'est tellement passionnant que
c'est tout le temps là.
C'est placé avant toute chose, avant tout ce qu'on
croirait être.
C'est ce grand livre, ouvert à l'intérieur de soi, qui nous
donne la clarté de voir la réalité...














