30 avril 2007
Frère et soeur
Philippe Quinta est déjà un habitué du bazar.
Philippe est revenu au bazar en compagnie de Martine sa soeur.
Martine encouragée par son frère a osé le haïku :
tout le long du jour
boire et reboire du thé...
dehors la neige
***
Elle s'appelle Tinou. Martine vit à Vernet-Les-Bains la petite reine des
Pyrénées. Quand elle ne défriche pas son immense parcelle de nature
ou
ne nourrit pas le petit monde de sa famille, elle discute avec les
oiseaux,
écrit quelques haïkus...
***
Inspiré par le narguilé que je lui ai préparé
Philippe a osé :
Déjà la nuit
de mes narines sortent
quelques prières
J'en ai profité pour faire un peu de lecture à Philippe :
"Chez la Chienne", on ne payait que sa chaise, on ne servait ni boisson ni nourriture, la clientèle venait là pour boire et manger ce qu'elle apportait, ou bien elle s'installait à la table commune, juste pour dormir . La salle était parfois pleine sans que quiquonque se connaisse, et il arrivait que toutes les bouchent mastiquent sans qu'un seul mot soit prononcé. Il n'y avait ni comptoir ni cuisine, ni feu ni serveurs, seulement un portier, à l'entrée, qui faisait payer la chaise. Mouaviya s'installait parmi les hôtes de la taverne, allumait sa pipe et répétait l'exercise suivant : il ne permettait à aucune de ses pensées de durer plus longtemps que la volute de sa fumée qui sortait de sa pipe. Il aspirait alors la mauvaise odeur et regardait les autres ingurgiter les petits pains rassis, appelés "culottes trouée", ou de la confiture de citrouille aux raisins, il les voyait faire passer les bouchées à travers leurs regards amers, essuyer leurs dents avec leurs foulards, et craquer leurs chemises quand ils bougaient dans leurs rêves.
Le dictionnaire Khazar
Milorad Pavic
Mémoire du livre
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Une semaine avec Jenny Ovaere
Photo du livre ANTA
Photo : Jenny Ovaere
Jenny Ovaere est
une photographe douée, sans arrogance.
Un femme inouï, née à Kortrijk (1948) en
Flandres.
Ex enseignante, aujourdhui accompagnatrice pour JOKER voyages
mondiales.
Geert Verbeke
Haïku : Geert Verbeke
No mere tourist snapshots, Jenny Ovaere's use of composition and subjects has a sincere quality and the same vivid intimacy as her husband's haiku. Both haiku and photos compliment each other and produce a harmony like the one they convey of their explore. Poet, Michael Baribeau, Michigan USA.
I am enjoying reading your quirky haiku and looking at Jenny's colourful photographs. The two of them go together very well just as I imagine the two of you go together well. The book is beautifully designed and it's good to see the haiku in three languages, even though I can only read one of them. Myron Lysenko,Brunswick Australia.
The collaboration of life partners photographer
Jenny Ovaere and poet Geert Verbeke is an event to celebrate. In their
respective arts, each has a genius for extracting the essence from their
subjects, focusing a magnifying glass upon it and making us say, Ah, but I’ve
never seen that before! So what better marriage than that of Jenny’s spectacular
photography to Geerts haiku - each one, a verbal snapshot of a moment in time.
>From the transcendent to the mundane, from the inspiring to the outlandish,
these pairings bring the gamut of life in the world around us and within us into
sharp focus. Cathy Drinkwater Better,
author, poet, editor; Maryland, USA.
WEBSITE : http://users.skynet.be/geert.verbeke.bowls
BLOG
1: http://haikugeert.skynetblogs.be/
HAIKUZINE:
http://haiku-e-zine.skynetblogs.be
BOEKEN:
http://www.A3boeken.nl
29 avril 2007
Salon Artpage
Salon Artpage : Octon
Beberts Airport
Haïku mystère du dimanche
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Jardin du passé
des lupins en petit nombre
au fond du jardin
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-haïku mystère du dimanche 29 avril-
L'auteur de ce haïku est plutôt un homme du nord
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dans la multitude
le son des tailleurs de pierre
à peine perceptible
Le mystère du dimanche 22 avril reste entier...
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Etre avec Laurence Bourgeois
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le chemin
personne pour l'emprunter
seulement le crépuscule d'automne
BASHÔ
Les recueils de verre et de papier
avec Laurence Bourgeois
28 avril 2007
Une bonne recette
Ami escargot
tu me dis que tu hésites
entre les Doigts de Fatma de Amel
et les Brynzové Hazlusky de Lucia...
Oui, je comprends
Ami escargot
tu me dis que Geert et Daniel
n'ont pas proposé de recette...
Oui, je sais
Ami escargot
il reste un peu de slivovicia
buvons un verre
pour honorer nos invités...
buvons encore un verre
en attendant notre prochain invité...
le gardien
Lucia Supova : des Bryndzové halušky
Voici la recette pour un vieux plat slovaque :
le plat des pauvres,
le meilleur plat au monde
en tous cas le plat traditionnel :
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Bryndzové halušky
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-Autant de pommes de terre que de personnes qui vont manger les Halušky,
de l'eau, de la farine, un peu de sel
-Après avoir pelé les pommes de terre
on les râpe et on prépare une pâte
qui doit avoir une consistance comme celle sur la photo :
-On met de l'eau à bouillir et quand elle est prête
on passe la pâte par une sorte de passoire
(ou bien on peut aussi utiliser une "planche" et
envoyer les petits morceaux de pâte dans l'eau à l'aide d'un couteau)
Il faut que la pâte passe assez facilement par l'outil qu'on voit sur la photo
mais qu'elle tienne une certaine forme dans l'eau.
-On surveille les Halusky comme tout autre pâte.
Quand elles sont cuites on les égoutte et on prépare la sauce au fromage.
Le fromage s'appelle Bryndza et c'est un fromage de chèvre
qu'on voudrait typiquement slovaque
(mais on le fabrique aussi en Roumanie, Ukraine, Pologne)
-On met à chauffer du beurre et on ajoute doucement le Bryndza.
-On met le tout sur les Halusky et on fait frire le lardon finement coupé
avec lequel on parsème copieusement le plat.
c'est beau et c'est bon !
Photos :
KATKA VARGOVA
et texte :
LUCIA SUPOVA
Dobrú chuť ;)
N'oublions pas : La Slivovicia...
La Slivovica, un alcool de prunes typique, est servie en apéritif.
Le repas commence ensuite souvent avec un verre de Borovicka,
qui est une boisson aux baies de genièvre qui ressemble au gin.
Selon les repas, les Slovaques accompagnent leurs plats de bière ou de vins.
Une semaine avec Lucia ( 6 ) : un haïku
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tulipán v puku
trochu zamazaný od zeme
-- vlhké ráno
*
un peu de terre
sur le pétale de la tulipe
-- fraîcheur humide
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LUCIA SUPOVA
Slovaquie
27 avril 2007
Pour quelques miettes ...
Paris : nov 2006
.
You are looking for crumbs without realizing
that you are the cake.
ELYSHA
( Pourquoi chercher des miettes alors que nous sommes le gâteau ?)
Etre avec Hélène Guers
Les mots jaillissent en gouttelettes
Colorées de surprises,
De charmes et de magie,
Voyage hors du temps
Pour passer un bon moment
A l'instant prèsent.
Témoignage d'ici et maintenant
La mémoire me revient
De si loin... de si loin,
De l'eau de là aux monts anciens
Car mon rôle, c'est la parole,
Parole d'ici, parole de ça.
Photo : Hélène Guers
Temple Birman du Lac Inlee
***
Etre avec le silence,
balancé par le doux murmure du vent,
mon esprit vagabonde et respire des instants d'éternité,
j'avale par toutes mes pores la beauté du monde,
insaisissable et légère,
les couleurs tournent dans l'air du soir,
les odeurs emplissent l'atmosphère,
au loin un oiseau crie et déchire le calme,
fragile témoignage, vision d'éphémère,
souvenir d'un voyage lointain,
la paix .
***
Hélène Guers
Conteuse



























